Elle, Moi, Nous...Mes Ressentis
Comment commencer ce récit ? J'ai tellement de chose à dire...et pourtant à l'opposé peu aussi. Absurde et compliqué certes.
Ce sera mes ressentis, mes points de vu, mes sentiments, mon partage avec Aurore durant ces deux ans.
Je ne parlerai pas forcément de toutes les personnes qui l'a entouré et lui on apporté leur amitié, je m'en excuse d'avance.
Je me permets même de vous encombrer et vous embêter d'un, pourrait-on dire, prologue.
Comme toute histoire je me dois de commencer au tout début, assez comique avec le recul (du moins telle est l'image que je m'en fais maintenant) :
Lors de mes années de collège (qui sont pas si loin que ça tout de même, j'ai 18 ans mais ne suis pas vieux pour autant ;) ), j'étais en classe de 4° et ce fût cette année là que l'Ange que nous connaissons tous m'est apparu. Je pratiquais le badminton à l'UNSS avec de nombreux amis, dont Maël, David, Lucas, Cécile, et où de nombreuses demoiselles étaient aussi. Pour faire bref, car mes souvenirs exact sont devenu flou avec le peu de temps qui s'est écoulé jusqu'à maintenant, un jeu apparemment courant faisait rage au sein de cette communauté énergique armée de raquette : frappe les fesses du sexe opposé à qui mieux mieux...pas très intelligent à notre âge, mais que je trouve très drôle, même maintenant.
Ma première victime fût Aurore ! Même en étant en classe de 3° elle a toujours eu ce bleu regard semblable à la mer et ce doux sourire à faire rougir une pierre...de fil en aiguille nous fîmes connaissance tout doucement...quoique j'étais fort timide (on ne dirait pas maintenant hein ? et pourtant, le temps change les gens) et je jouais simplement sans me soucier des problèmes de l'amour.
Ce n'est que quand ma meilleur amie, Audrey, m'apostropha, un regard sévère ? Interrogateur ? Policier ? (ou je ne sais quoi d'autre...je ne saurais vous le dire car moi-même je ne l'ai jamais su) durant une récréation en me posant une question à l'écart d'autrui, je fus fort surpris d'être tiré ainsi de la masse grouillante des élèves turbulents. Mais la question qu'elle me posa me surpris tout autant : « c'est vrai que tu veux sortir avec Aurore ??!!! »
Je rougis aussi vite qu'il ne vous en faut pour vous rendre compte, me laissant rattraper par la question bizarre qui me venait de m'être posé. L'amour ? Jamais connus, et voilà que Audrey venait me demander si je l'étais... je ne pu que lui répondre que je ne connaissais aucune personne répondant au nom de Aurore, Aurore dont elle me parlait. Après description je réussi à la cerner, et là encore la question me re fut posée. Je ne me rappelle pas de mon sentiment à l'instant mais juste de la phrase que je lâchai nonchalamment : « Ba euh...tu m'apprends que je veux sortir avec elle alors que je n'étais pas au courant. C'est vrai que je la trouve mignonne mais non je ne veux pas sortir avec »
Et je vous imagine en train de vous demander que c'est impossible que j'ai dis ça, hein ? Et pourtant telle fût ma réponse, attention, mais ma PREMIERE réponse.
Au fil du temps, avec les paroles d'Audrey en tête –« sortir avec elle ? »- je ne faisais que regarder Aurore, comme attiré par une lumière scintillante. Mais là encore mes souvenirs son flou. Nous sommes tout de même sortis ensemble durant 7 mois ! (je rappelle que j'étais en 4° et Elle en 3° tout de même ! long n'est-ce pas ?) Jusqu'à que je casse (je n'aime pas ce mot du tout...trop vulgaire) en fin d'année. Pourquoi ? Rares sont les personnes connaissant le pourquoi du comment :
Aurore aller entrer en seconde, j'étais amoureux, et n'étant pas aveugle ni stupide je savais bien qu'en entrant au lycée une horde de garçons malfamés se jetterai sur Elle (ou pas, nous ne sommes pas tous ainsi) et donc je ne voulais pas me voir rejeté par Aurore tandis qu'Elle pourrait sortir avec l'un d'eux au lycée, me laissant comme une vieille chaussette. Je l'aimais déjà beaucoup à l'époque, sans m'en rendre compte, pour la laisser sciemment m'échapper au détriment de mon c½ur.
Mais notre entente était trop bonne, nous sommes tout de même resté bon amis, même si nous nous voyons beaucoup moins souvent qu'auparavant.
Ce rapide ( ?) préambule fini, je puis me permettre de mettre par écrit, du mieux que je le pourrai car les mots ne peuvent exprimer parfaitement ce que j'ai vécu aux côtés de Aurore...sans compter le fait que mon talent d'écrivain n'a d'égal que celui des auteurs jamais parut, mes ressentis durant 2 années à ses côtés.
Le lycée, une nouvelle époque comme tout le monde l'a constaté (du moins je l'espère : s).
Je vous disais qu'Aurore et moi avions gardés le contact, par MSN. Et bien là (re)débute tout doucement notre histoire. Et c'est quelque chose de saint pour ceux ou celles qui penseraient autres choses ! ;) Déviants que vous faites =D.
En effet, notre sujet principale sur MSN était le thème de l'amour, tout particulièrement l'on se posait des questions sur qui nous flashions en ce moment, nos chances d'être avec, enfin bref pour ne pas me couvrir de honte et protéger Aurore je m'en arrêterai là^^. A fur et à mesure que le temps s'écoulait, je cherchais vainement la fille qui me ferai vibrer (non sans les demoiselles que je ne citerai pas mais qui se reconnaitront qui m'avaient demandée de sortir avec elles.) et donc avec Aurore nous nous parlions des personnes sur les personnes sur qui nous avions des « vues » etc....accélérons les choses voulez-vous ? Ainsi, vers la fin de mon année de Seconde, j'étais de plus en plus attiré par Aurore. Nul doute possible, la flèche d'un cupidon avait de nouveau atteint la cible qu'est mon c½ur. J'étais pour ainsi dire jaloux te toutes les personnes avec qui elle voulait sortir. Un exemple assez rigolo, du moins qui L'avait fait rire quand je le lui avais raconté : à leur retour de Tunisie, les gens (Malc', Vinc', Maël, Aurore, Florie, Soélie et tant d'autres) ramenèrent des souvenirs. Aurore en avait donné un à Malcolm car son sac ne pouvait transporter d'autres trésors de là-bas. Une après-midi, Aurore, Malcolm, Pierre (je crois) et moi-même étions allés chez Malcolm pour qu'Elle récupère son souvenir de Tunisie. Un peu avant, Aurore m'avait dis qu'Elle avant un tout petit penchant pour Malcolm (oui, Elle était dans sa période Chevelus :p )...autant vous dire que j'étais jaloux ! Je m'arrangeais pour ne jamais la laisser seul en compagnie de Malcolm...même quand j'ai dû descendre dans la cuisine boire un coup, le verre à peine posé que j'étais déjà remonté dans la chambre, avant même que le tintement du verre sur la table ne s'évade de la cuisine.
Ce fût Rémy T. qui eu la chance de sortir avec Aurore ! AAAAAA jalousie ! Et oui Rémy, je t'ai envié ta place pendant de long moment, dur quand je vous voyais ensemble dans la cour. Seulement ça ne marchera pas aussi longtemps qu'il pu l'espérer (mais il est l'un des rares à pouvoir dire d'avoir côtoyé Aurore). Plus tard, Elle sortit avec un dénommé Cyril, que je n'ai jamais pu me voir, nombreuses sont les personnes de mon avis.
Cependant là aussi ce couple ne dura qu'aussi longtemps qu'une bougie en flamme.
C'est à partir de là que l'engrenage se mit en marche. En effet, la vie imposa une dure épreuve à ma Bien-aimée : son petit frère à peine âgé de 10 était atteint d'une tumeur cérébrale...saloperie immonde qui lui coûta la vie.
Cet incident la marqua longtemps. Mais Aurore tant bien que mal à continuer de vivre.
Nous avons continués à parler des personnes que nous intéressés via MSN, et là fût le moment où je commençai à avoir des soupçons quant à la personne sur qui Elle était amoureuse depuis 1 mois.
Elle me disait qu'Elle n'osait pas lui demander car Elle savait qu'Elle se prendrai un « râteau », que la dite personne ne voudrait pas d'Elle... mais dans ma curiosité à toute épreuve je poussai mon interrogatoire : je le connais ? Il est en quelle classe ? Il est grand-petit ? Cheveux long ou pas ? Et j'en passe.
Ses réponses commencèrent à m'aiguiller : oui tu le connais, en Seconde, taille normal, cheveux court etc..... Des infos assez net mais en même temps flou...l'idée que le prétendant de son c½ur était moi m'effleura mon esprit, mais je n'y prêtai pas attention, ou du moins je n'osais pas croire à un tel espoir.
Et pourtant Rémy T., durant son voyage en Allemagne me confirma qu'Aurore voulait sortir avec moi, par MSN. Je n'en croyais pas mot, je lui ai posé de nombreuses questions pour savoir si c'était de vraies paroles ou une vicieuse utopie qui s'offrait à moi. Mais au final cela s'avérait vrai. Et ici, je le remercie de me l'avoir confirmé, sans quoi je n'aurais pas connu tant de joie et de bonheur.
Ayant la confirmation qu'Aurore voulait sortir avec moi, je fis semblant de chercher encore et encore ce prétendant. Vicieux hein ? Et pourtant j'avoue avoir pris un malin plaisir à faire semblant durant une semaine entière : ce prétendant avec qui Elle croyait n'avoir aucune chance, moi, était tout aussi attiré par ce sentiment amoureux qui se cachait timidement au fond de nos deux êtres.
Finalement, un soir je lui dis que je savais que c'était moi : « la seul personne masculine, en Seconde, de taille moyenne, les cheveux court, que je connaisse parfaitement n'est que moi-même ! Et puis j'ai eu une confirmation que c'était moi !! ». Elle dénigra tout mes propos, pas longtemps car Aurore finit par m'avouer que c'était le cas. Je lui expliquai qu'au contraire Elle ne se prendrait pas de « râteau », et qu'au contraire je l'aimais aussi ! Ainsi donc je lui dis que le lendemain matin même, lors de la récréation j'irai lui demander de sortir avec moi.
J'ai encore honte de ce moment...pitoyable est un mot qui aurait correspondu à la situation, mais une explication sera bien plus pratique.
J'étais en histoire je crois...non loin de la sonnerie de 10H qui approchait, mon c½ur battait à tout rompre. Mais quelle folie m'a fait dire ça ? « Quel idiot » je me disais, pourquoi le dire que j'irai lui demander à la récré...finalement 10H sonna. Un gong bruyant retentit dans mes tympans. Arrivé dans la cour je La cherchai des yeux et la vit là-bas assise sur un des bancs...au soleil....et avec Perle ! Mon Dieu ! Tout en me dirigeant d'un pas mal assuré vers Elle je me disais : « faut pas que je me débine, en plus il y a Perle, mais pourquoi elle est là ? Faudrait qu'elle parte...non non, je dois assumer mais... » Le temps que tout se remue ménage digne d'un souk du Maghreb faisait fureur entre mes neurones (et oui, j'ai quelques neurones de réserves ! enfin avait ... :p) j'arrivai devant les demoiselles, fut alors la plus catastrophique, la plus emblématique, que dis-je ! La plus misérable demande de mon existence...je mettais planifié un petit sketch super-grandiose-qui-ferai-battre-son-c½ur quand je lui demanderai : « tu veux sortir avec moi ? » furent les seuls mots qui ont daignés sortir de ma bouche, alors que moi-même je tremblai, j'étais rouge et que je commençais à me demander où est-ce que je pourrai me cacher.
Mais en cette année 2007, le premier mot qui me fit rayonner de bonheur, un simple mot de la vie quotidienne qui échappa à ses douces lèvres : « oui »
Le couple Aurore et Alexandre naissait...un jour qui, quand j'y repense, m'apparait d'une magnificence sans pareil.
Je ne me serais jamais douté que je vivrai une histoire aussi passionnante et vivante avec « la jeune fille du collège » avec qui j'étais sorti.
On commença alors tout doucement à nous apprivoiser l'un l'autre, tel deux félins qui se frôlent du museau pour sentir l'autre. Un mois n'étais pas déjà passé que j'étais vraiment prisonnier –un heureux prisonnier- de son c½ur. Vers le mois de Aout j'ai du partir chez ma grand-mère paternel pour le mariage d'un oncle et d'une tante...un mois affreusement long ! Je suis le plus vieux des petits fils de cette grand-mère, mon frère n'était pas là (en colonie de vacances), tout les livres qu'on me passait était lu en l'espace de deux à trois jours, et Aurore...Elle occupait toute mes pensées tel l'astre nocturne occupe la voute astral. J'avoue avoir sacrifié pas mal de crédit, autant le mieux que ceux de ma famille, pour l'appeler.
En revenant sur Digne, Ô joie immense qui me berça ! Avant que la sinistre nouvelle nous parvînmes : depuis quelques temps déjà Aurore avait des vertiges en se relevant trop vite et avait pas mal de maux de crâne. Elle était partie sur Marseille je crois, faire des scanners pour voir si cette fameuse sinusite était pas plus virulente que ce que disais le toubib.
Tu parles d'une sinusite ! Une tumeur ! Une putain de saloperie de tumeur ! J'ai encaissé cette nouvelle sans me souvenir exactement de mes réactions, juste puis-je vous dire que j'avais d'or et déjà décidé de rester près d'Elle. Son frère atteint d'une tumeur au cerveau...et maintenant Elle.
Elle fut opérée pratiquement dans la foulée à Marseille, à la Timone me semble-t-il. J'alla à Marseille avec ma mère et une amie à ma mère qui connaissait un peu mieux Marseille que nous....ce qui ne nous empêcha pas de nous perdre misérablement dans cette ville...mais nous arrivâmes finalement à destination.
En la trouvant dans sa chambre, mon premier geste fut un baiser. Ce fut un instant assez comique aussi de la revoir, avec toutes les bandes autour du crâne Elle était devenue un fakir....fakir....un mot qui à manqué de m'entrainer dans une mort certaine, Aurore n'aimait pas que je la taquine avec ça, mais ça la faisait sourire que je la raille ainsi et m'excuser aussitôt d'un baiser. Je passai l'après-midi avec Elle et je me souviens encore de ce qu'elle me dit à propos de sa tumeur : « elle avait la taille d'une orange ! »...quand j'y repense....je n'ai même pas de mot pour vous décrire cette foutue sensation.
Deux semaines s'écoulèrent avant qu'Elle ne revienne sur Digne.
La vie reprenait son cours normal. Je restais naturel et resta au côté de ma Fleur. Ici, toutes les personnes que je connais, celle qui connaisse Aurore, je tiens à les remercier du fond du c½ur pour s'être occupé d'Aurore durant les moments où je n'étais pas là, veillant sur Elle, la faisant rire (merci les 5.5), le faisant partager des délires dont vous seul êtes coupables ^^ (merci Eric avec votre histoire de « luttons pour les cochons »), parlant de tout et de rien, de potins et que sais-je d'autre ?! (Merci à toutes les demoiselles, bien trop nombreuses pour être toute sciemment cité). Nous le faisions reprendre une cour de vie qu'Elle qualifia plus tard de « normal », j'étais toujours près d'Elle, même quand Elle ne s'en doutait pas, la veillant comme une ombre amoureuse enlaçant son hôte.
Elle attaqua la radiothérapie et la chimio thérapie. Elle ne voulait vraiment pas car cela aller peut-être lui faire perdre ses cheveux, et Elle ne voulait vraiment pas se montrer à moi comme ça. Doux souvenir, Elle voulait être soigné mais aussi (et je la soupçonne surtout) rester comme Elle était pour moi et vous (quoique là encore je soupçonne plus pour moi que vous^^). Mais j'en avais cure, je voulais qu'Elle soit soignée, qu'Elle perde une poignée de cheveux ? Et alors, ça repousse. Je l'aimais sans considération, je l'aimais autant pour son psychisme que pour son physique. Elle m'apparaissait parfaite, un alliage de rayons de soleil et de beauté douce des roses, un corps et un être dans un Ange. Mon Ange.
La chimio devait durer un temps, mais ce fut plus long que prévu. Pour ne pas me répéter (et vous devez déjà le savoir), sa chimio fut tout le temps repoussée de quelques temps....et quelques temps...et encore.
Ainsi Aurore revint en cours, en Terminal L, et notre couple se connaissait de mieux en mieux, un simple regard suffisait à comprendre combien Elle tenait à moi et combien de je tenais à Elle. Ici aussi vous étiez nombreux à dire que nous étions beau, un couple idéal et j'en passe (mais nous étions vraiment flattés Aurore et moi !!! ne vous méprenez pas) et pourtant comme tout couple nous n'étions pas parfait –Aurore disait toujours que la personne parfaite a le défaut d'être parfaite. En effet, ils nous aient arrivés de nous engueuler, cas très rare heureusement, mais qui étaient vraiment douloureux du fait que ce n'était pas de petite engeulade non-tu-m'aimes-plus-tu-regardes-les-autres et je ne sais quoi d'autres, mais ici est une partie de nous deux qui ne sera garder que pour Elle et moi. Sachez néanmoins que je l'aimais énormément, la respectais infiniment, jamais je ne l'aurai giflé ou insulter, je m'en serai voulu et puis j'aurai subit le courroux de Lord Yorwan ainsi que de la mère de Audrey ainsi que de Audrey. On ne restait jamais plus d'une journée et demie sans nous expliquer, si ce n'étaitpas une demie-journée.
Mis à part de ces rares luttes psychologiques qui nous étaient aussi douloureuses à l'un qu'à l'autre, nous avions nos petites luttes de couple comme tout le monde aussi. Une des plus grande lutte que j'ai réussi à mener à bien fut celle contre les Tokyo Hotel (oui, crachez sur ce nom :p). En effet ne pouvant pas supporter ce son que les gens appellent musique, je décidai de lui faire la guerre. Je respectais son choix d'écouter ce groupe, du moment que je n'étais pas dans les parages...et pourtant Aurore trouvait le moyen de me taquiner en mettant du Tokyo Hotel en sonnerie mobile, en en parlant sur son blog, en me faisant écouter les musiques alors que je m'y attendais pas. Au bout de mes nombreuses batailles, Elle finit par moins aimer ce groupe (ses goûts changeaient et j'ai disons un peu appuyé la chose^^) : sonnerie mobile changée, articles moins visibles, musiques beaucoup plus rare et surtout, surtout ! Moins de poster cette chose que l'on nomme chanteur...il ne restait que 3-4 mini posters, une victoire glorieuse au nom des personnes qui comme moi aurait...euh...disons critiquées les T.H...
Des plaisirs simples illuminaient mes journées, le simple fait de l'embrasser le matin en la voyant me permettait de sortir de l'état léthargique que de nombreuses personnes connaissent le matin en se levant ; La serrer dans mes bras, La sentir auprès de moi, le contact de sa peau chaude et l'odeur délicieuse dont je ne me privais pas de sentir ; L'avoir auprès de moi pour m'endormir et me réveiller en la sentant lovée dans mes bras, un visage endormi reflétant tant d'innocence auquel je ne pouvais résister à apposer mes lèvres ; des plaisirs aussi plus dynamiques comme jouer son protecteur face, comme par exemple, aux boules de neiges que les Chevelus tiraient à tort et à travers sur tout le monde, et les empêcher de L'atteindre.
Le plaisir de toujours la surprendre et voir son regard s'émerveiller ou s'illuminer de bonheur et d'amour, quand je lui offrais une rose d'un rouge aussi palpitant que mon amour pour Elle, à n'importe quel moment de l'année ; les petits mots d'amours, d'encouragements et de fausses-réprimandes que j'écrivais subtilement dans ses cours et qu'Elle découvrait une fois qu'Elle ouvrait son cahier dans ledit cours.
Tant de plaisirs si anodins, si simples, si gorgés d'amour et d'affection....
Une année s'était déjà écoulée, je la ressens comme une illumination de la vie, non pas quelque chose de religieux mais quelque chose de profond, de vivant.
Je me souviens aussi d'une chose qu'Aurore aimait dire de nous deux : lors de mon anniversaire nous avions temporairement le même âge avant qu'Elle ne devienne un peu plus âgé le 4 Août suivant.
Le temps s'écoula encore, la chimio s'étira et suivait la continuité de temps, épuisant Aurore à chaque traitement.
Aurore était même appréciée des personnes de la Gendarmerie : David, qu'Elle connaissait, mon frère, mes parents, nos voisins.
Les petites voisines de 10-13 ans adorait Aurore, la trouvaient belle. Elles finirent par adopter un stratagème que je mis du temps à comprendre : elles s'amusaient à taper des mains quand elles nous voyaient Aurore et moi. Taper des mains, vraiment curieux et obsolète et pourtant, cela avait pour but d'inciter Aurore à me faire un bisou...j'eu du mal à comprendre, mais finalement Aurore m'expliqua pourquoi elles tapaient des mains, cela m'exaspérer mais Aurore trouvait ça adorable...et je finissais par trouver ça adorable aussi tellement je l'aimais. Je n'ai jamais pu lui résister, résister à son regard brillant et à ce sourire envoutant.
Voyant même ces dites petites voisines faire du roller, Elle me disait toujours qu'Elle voudrait savoir en faire. Je lui avais appris lors d'une après-midi, demandant aux p'tites voisines de l'aider à apprendre plus vite, car Aurore était toujours comme ça : « j'aimerai savoir faire ça », mais avec un gros sous-entendu, celui de pouvoir avoir la capacité de le faire maintenant tout de suite sans passer par l'apprentissage. Ca ne dura pas longtemps, Elle fit une chute, résultat ? Une luxation du genou je crois, donc quelques mois sans remonter sur des rollers. Aurore était assez dégoutée :s.
Blaguer, rire, parler, mais aussi embêter. Elle aimait bien embêter les gens, du moins les taquiner. JF fut une des cibles privilégiées de Mon Ange, n'est-ce pas ? Mon petit frère, Quentin, était en proie à de vive course poursuite dans la maison pour rattraper Aurore qui lui avait chapardé les épingles à linges tandis qu'il luttait pour étendre son linge : « Alexandre !!! Attrape-La s'teu-plait !!! », « Mon Chéri !!! Aide-moi !!! »... des rires, des sourires, je ne pouvais m'empêcher de les laisser faire sans interférer. Rien que de repenser qu'ils ne feront plus ça, mon frère et Aurore... des larmes solitaires se laissent couler le long de ma joue qui a du mal à sourire en ce moment.
Bien avant ça, c'était Aurore et Clara C. qui s'amusait à taquiner Lucas avec...euh disons un surnom peut commun, que je ne divulguerais pas Lulu, t'inquiète pas ;).
Plus tard, l'an dernier pour être plus précis, ce fut mon tour (je ne vous cache pas que j'avais le droit aux taquineries perpétuelles de sa part, mais dont je ne me lassais jamais) : Aurore, Audrey et moi étions dans la chambre de Aurore. J'avais les cheveux long (pour ceux qui le savent vous savez très bien que pour moi 3 à 5 cm de cheveux c'est long ><) et elles décidèrent de me faire des couettes...non sans mon accord ! Quoique même avec je serais certainement passé à la casserole. Bref j'ai eu le droit à des couettes made in Marcoux...avec des élastiques d'orthodontie ! (cf. : photos sur mon blog).
Me taquiner comme seules les femmes savent faire avec leur homme... si vous voyer ce que je veux dire : « s'amuser » à nous titiller alors que nous sommes en lieux public, avec des amis et j'en passe.
Ainsi nous vivions tous au jour le jour, enfin nous essayions, entre la chimio, la fatigue, les cours et les petits problèmes de la vie.
Durant les instants passés auprès d'Elle, Aurore m'a appris à avoir plus de confiance en moi-même, Elle m'a appris à reconnaitre mes erreurs concernant certaines choses et à renforcer mon ouverture d'esprit vers autrui, au lieu de rester campé sur mes positions avec mes opinions....je ne suis pas bélier pour rien, hein ?
En contrepartie...ha...je sais que je lui ai apporté beaucoup mais je ne puis donner d'exemple sur le fait mis à part un seul sur lequel je suis assez fier de moi : le « don » du rangement. Explication : vous n'avez jamais vu Son armoire de fringue ? Prenez un sac à main de femme, fourrez plein de vêtements dedans, imaginez le sac à main comme une armoire, vous y arrivez ? Et bien voilà pareil. Depuis qu'Aurore était avec moi, je peux me vanter d'avoir réussi à lui faire mettre de l'ordre sur son bureau et dans son armoire, même sa mère m'avait dis une fois qu'elle était surprise de voir du rangement dans l'armoire ^^.
Elle a influencé mon sens critique vis-à-vis de certaines choses...mais j'ai développé le sien vis-à-vis les potins, qui était déjà important je dois dire, et qu'Elle entretenait avec Anaïs
L'amour, qu'est-ce que c'est pour vous ?
Pour moi, ce que j'ai toujours ressentis avec Elle ;peut-être est-ce accentué maintenant ?; l'amour c'est être non seulement physiquement avec une personne, mais aussi mentalement, et tout ça avec une réciprocité qui ne fait que grandir avec le temps tel une rose qui s'épanouit dans les rayons du soleil naissant.
Vous ne savez pas ce que ça fait de voir Son être-aimé pleurer pour son frère disparu, voir son être-aimé vous dire des phrases que vous sont destinées et qui restent gravées dans votre mémoire. Je lui ai apporté mon soutient dans les moments difficiles, mon amour et ma tendresse tout le moment que j'étais avec Elle, et quand je ne l'étais pas. Je lui ai aussi confiance et surtout confidence, je suis un livre secret, gardien de son être dévoilé, seul disposé à chérir et à méditer ce qu'Aurore me disait.
L'amour...Elle m'apportée tout autant que ce que je lui ai offert avec mon c½ur, et Elle me l'a rendu au double, si ce n'était au triple de mon amour pour Elle.
Un jour, au couchant de l'astre lunaire, je me souvins d'un rêve assez particulier, dont je voulais faire part avec humilité, honte mais aussi fierté, à Aurore.
On était chez moi, écoutant la musique quand je lui ai dit que j'avais rêvé de nous deux. « Vas-y raconte » me dit-Elle d'un ton pressant. J'ai eu du mal à lui dire mais je l'ai quand même fait.
J'avais rêvé que nous nous étions mariés tous les deux, je lui avais décris mon rêve –et rare son les rêves dont je me souvienne- en costume noire et chemise blanche avec une cravate je la tenais dans mes bras, Elle dans une somptueuse robe blanche presque aussi éclatante que son sourire. Nous nous embrassions sous une arche de végétal parsemé de roses rouges, des arbres tapissant le fond de la scène...
J'étais rouge de honte, mais quand je croisai son regard quand j'eu fini de lui conter mon rêve, tout embarra fut chassé. Aurore me rendit serein, à l'écoute de mon récit de mon rêve, je la vois encore les yeux dans le vague et pétillant devant une scène, un sourire joyeux et heureux se dessinant sur son si doux visage.
Elle me donner l'impression d'exalter de la lumière. Aurore était heureuse, un air songeur lié à un rêve de bien-être.
Je finis le reste de mon après-midi dans ses bras, aussi heureux qu'Elle. L'idée du mariage, nous en avons parlé, bien trop loin pour nous, mais si fort ! Si marquant de notre amour, que nous n'avions pas écarté cette magnifique hypothèse.
Le temps passa encore, quand quelque chose de louche commençai à arriver...les troubles de la mémoire.
Au début ce n'était que des oublis simples et inoffensif, comme cela nous arrive parfois, mais ça commençais à prendre de l'ampleur. Lui répéter plusieurs la même chose dans la journée, ne pas se souvenir d'être passé à la maison dans la semaine etc....
Là, une peur met arrivée en pleine face : la peur qu'Aurore m'oublie ! Imaginez que vous êtes avec une personne depuis plus d'un an et demi, que vous aimez cette personne et réciprocité. Imaginez que votre amour grandisse et se subtilise avec le temps entre vous deux, à tel point que vous avez l'impression que votre Amour est comme une partie de vous, ou à défaut, vous complètes. Et bien voici la peur que j'ai eu, la peur qu'Elle m'oublie, qu'Elle oublie tout ce temps passé ensemble, qu'Elle oublie que j'étais avec Elle et qu'Elle se croit avec un autre que moi...Aurore était consciente de cette perte de mémoire, je lui ai même parlé de ma Peur. Malgré les paroles réconfortantes qu'Elle me prodiguait, je ne pouvais pas empêcher ce flot discontinu de larme roulé sur mes joues.
Il s'est avéré que la chimio plus la tumeur on eu pour conséquence de créer une foutue inflation près de la zone de la mémoire instantanée du cerveau.
Aurore était de plus en plus fatiguée, de plus en plus exténuée par des taches simples. Dès le mois de Décembre 2009 Elle cessa d'aller en cours.
Ici commença de nouvelle angoisse pour moi.
Pour ajouter à la chimio, à la fatigue, aux troubles mémoriels, le déséquilibre fit son apparition. Aurore était de plus en plus faible, même si Elle voulait exhaler une sensation d'énergie.
C'est horrible de voir l'être que vous aimez ce...il n'y a que des mots péjoratifs pour représenter cette image....les voir se décrépir, sombrer tout doucement.
J'espérai, encore, toujours, longtemps ! Mais au fond de moi, une parcelle ne pouvait s'empêcher d'imaginer le pire...
Ainsi, avec ma mère nous nous sommes mis d'accord sur le fait que si quelque chose se passait, que ma mère ne me prévienne que le soir quand je rentrai des cours.
Chaque coups de téléphone reçu m'étaient un supplice, un calvaire : une sensation de chaleur m'envahissait d'un coup, en paradoxe une sueur froide me parcourait l'échine, une moiteur sans pareille s'emparer de mon corps, alors que mon c½ur battait à tout rompre...tout ça en l'espace d'une sonnerie de téléphone, tout cela se produisait en l'espace de 2 à 4 secondes.
Le temps continua de s'écouler et la St-Valentin arriva. Une chose importante que j'ai à vous dire : L'Amour se fête chaque jour ! Il ne faut pas attendre UN jour dans l'année pour le célébrer, faites comme moi et montrez lui (elle ou lui ) votre amour tout les jours par des petits gestes !
A ce jour de St-Valentin je lui avais offert une magnifique robe noire, tout en longueur. Elle était tout simplement ravissante dedans. Je ne l'ai vu qu'une seule fois dans cette robe, une seul et unique fois....et je n'avais pas d'appareil photo. Je le regrette, j'aurai aimé la voir plus souvent avec.
Février passa, Mars aussi, Avril arrivant, mon entrée dans l'âge adulte pointa le bout de son nez.
03 Avril 2008, le jour de mes 18 ans, je pensais qu'Aurore serait là pour les fêter avec moi, l'avoir avec moi...manque de chance, Elle était toujours malade...encore plus malade : Elle ne faisait que dormir, donc plus de nutrition. C'est douloureux d'entrer dans la chambre de celle que vous aimez et la voir allongée dans un lit d'hôpital, une perfusion non loin, voir son regard dans le vague et....trop douloureux, je m'excuse de ne pas pouvoir vous l'expliquer.
Je remercie mais meilleurs amis, qui ce jour là m'ont aidés à me changer les idées, à me rendre moins maussade, et optionnellement m'offrir de superbe cadeau :p .
Je vous remercie à tout les deux, Audrey et Lucas.
Une autre peur me hantait et fini par s'imposer totalement : la peur de voir Aurore sombrer dans le coma. Un sommeil presque permanent, entrecoupé par de brefs réveils amorphes....
Ici, je remercie tout les gens qui sont venus La voir, lui montrer qu'eux aussi étaient là pour Elle. Je remercie tout ces gens que je ne citerai pas...vous avez aidés Aurore, soulagés ses parents, vous m'avez réconfortés...
Et pourtant Elle continua à sombrer, ma Fleur commençait à perdre de ses couleurs.
11 Avril 2003, je rentre du lycée. Que m'annonce ma mère ? Que Mon Ange vient de tomber dans le coma...ce vendredi là fut un lourd...je n'ai pas pu aller la voir, j'en avais pas la force. Ce fut le lendemain, samedi 12 Avril, que j'étais allé voir Aurore. A jamais cette image gravée dans ma mémoire contrastera avec mes bons souvenirs, cette image de voir Ma Bien-aimée allongée, une respiration régulière mais brusque, la voir si maigri. Ce jour-là Emilie et Soélie vinrent La voir aussi, me disant que Florie préférait ne pas La voir dans cet état et en garder un bon souvenir jusqu''à qu'Elle s'en remette.
Lundi 14 Avril, Florie était tout compte fait allée la voir....elle fût la dernière à voir ma Chérie en vie.
Je ne fais que pleurer à vous écrire tout ça, je n'arrive pas à m'arrêter.
Mardi 15 Avril, vers 17H15, ma mère m'apprend la terrible nouvelle....J'ai du mal à encaisser, j'ai du mal à réagir, et dire qu'on parlait de cette mauvaise augure la veille avec Perle...
Mon Ange, Ma Rose, Ma Chérie...une partie de moi, Aurore est décédée le Lundi 14 Avril dans la nuit. J'ai perdu la notion du temps, je pleure, je veux rester seul, j'ai envie de hurler, de taper, de casser, je veux me briser les os, je veux me frapper la tête contre le mur, je veux me défouler, je veux partir, je veux rester !!! Mardi soir même, j'ai mon meilleur ami qui vient me voir, me soutenir, les 5,5, Caro et pleins d'autres font de même. J'envoie des SMS pour le dire aux gens. Maël m'appelle me demandant si c'est une blague, et pourtant il le savait très bien, mais comme moi, la vérité était dur à entendre....elle me l'est encore.
Je l'ai toujours protégé et aimé. J'étais le seul à connaitre le code avec sa mère pour aller la voir au funérarium....j'étais et suis encore son gardien, j'ai emmené les personnes voulant la voir une dernière fois (que je remercie encore). J'étais et suis encore son gardien, mardi 21 avril, le jour fatidique, je suis resté pour la fermeture du cercueil...c'est douloureux de voir la personne la plus cher à son c½ur disparaitre devant vos yeux. J'étais et suis son gardien, Maël et perle sont venus avec moi au crématorium...elle voulait être incinérer pour rejoindre son frère....dernière fois qu'on pouvait La « voir ». j'étais et suis son gardien, j'étais du début à la fin à l'inhumation...je remercie toute les personnes qui furent présente....mais ça fait mal de la voir dans une boite, de plus la voir....mais elle ne souffre plus et repose en paix à côté de son petit frère qu'Elle appelait « flofly brother »...
Après l'enterrement, j'avais du mal à réaliser qu'Elle n'était plus là, que je me retrouvais seul après pratiquement deux ans ensemble...je ne l'ai plus à mes côtés pour m'épauler comme Elle le faisait, je n'ai même plus sa présence inconsciente qui veillait sur moi, vous savez, quand vous êtes avec quelqu'un mais que vous ne vous voyez pas, mais vous savez parfaitement que ce quelqu'un pense à vous et souhaite être à vos côtés. J'aimerai qu'Aurore soit encore là pour être à ses côtés. Oui, je l'aurai voulu. J'aurai voulu endosser ne serait-ce que la moitié de ce qu'Aurore endurait, j'aurai voulu la soulager ! Vous ne savez pas comme c'est dur de voir Celle que vous aimez souffrir, et vous dire souvent qu'Elle en a marre et qu'Elle aimerait redevenir « normal ».....je l'ai soutenu de mon mieux, mais j'ai toujours eu cette haine de ne pas pouvoir faire plus pour Aurore.
Depuis, j'ai l'impression qu'Aurore est encore là, je ne réalise encore que par à-coups qu'Elle se repose...
Je rêve encore d'Elle, Elle dort à côté de moi, je peux sentir sa présence, son corps, ses cheveux et leur odeur, son cou si doux, je peux La prendre dans mes bras et l'enlacer, sentir sa chaleur réconfortante, le genre de chaleur qui vous détend et ne vous fait plus penser à rien....mais au réveil rien de cela n'est réalité. Je m'imagine encore arriver derrière Elle, la serrer dans mes bras, poser ma tête sur son épaule et sentir son parfum et ses cheveux, avant de l'embrasser...
Je m'attends toujours à La voir débarquer dans un coin de rue avec son magnifique sourire.
Depuis l'enterrement je vais mieux, ou du moins j'essaie d'aller au mieux, normal ? Je pense que cela est dû à mon caractère et au courage qu'Elle m'a inspirée durant ces 2 années, j'en suis persuadé. Mais mon « rétablissement » n'est pas seulement dû à ça, il est dû aussi à mes amis qui mon fortement soutenus, je vous en remercie tous autant que vous êtes, et je serais là pour vous autant que vous l'avez été pour moi.
Malgré ça, j'ai plein de sentiments et d'émotions paradoxales : je ressens le besoin et l'envie d'être seul mais depuis qu'Aurore est partie j'ai peur d'être seul, une solitude glacial ; grâce à Aurore je me suis rendu compte que j'ai un réel besoin d'amour...mais que je ne pense pas trouver pareil amour de nouveau : la peur de comparer à Elle, la peur de la souiller, la peur de la tromper...je suis encore amoureux, mais je suis encore relativement jeune...l'amour me retombera peut-être dessus, je l'espère, je ne veux plus être seul. Depuis, je tourne en rond comme un un animal en cage...j'essaie de me bouger, mais cela est difficile.
Ça allait faire 2 ans que nous étions ensemble le 1er juin 2009...deux années de bonheur pour moi. Depuis peu j'avais comme un...projet ? Une idée charmante qui germait doucement au rythme du temps dans mon esprit, un projet, une idée, celle de la demander en fiançailles... je savais qu'Aurore était Celle avec qui j'aurai voulu vivre longtemps. Vous me direz que c'est normal que je dise ça parce que j'étais amoureux et qu'Elle est décédée ? Non, c'est quelque chose de vraiment plus profond, un je ne sais quoi que moi-même je n'arrive pas à m'expliquer, une intuition peut-être....avec Aurore on se disait qu'on vivait au jour le jour, que dans le futur peut-être nous ne serions plus ensemble, mais nous souhaitions vraiment tout l'inverse.
Un projet qui malheureusement n'aurait pas eu lieu.
Je suis sûr et certains que si je lui aurai demandé pour nos fiançailles Elle aurait dis oui, j'en suis sûr, et vous ?
Aurore m'a appris pleins de choses : il faut vivre le moment présent, il faut être bien avec soi-même, avec sa famille et ses amis... mais encore une chose, la plus importante à mes yeux, quelque chose qui à jamais me manquera mais que je me tuerai à la tâche de faire : garder le sourire dans n'importe quelle situation comme Elle l'a toujours fait.... Vous me voyez garder le sourire, mais il n'en est pas toujours ainsi, vous me dites tous que je suis fort, courageux etc. de résister comme je le fait...à croire que vous vous passez le mot ^^' . Mais vous pouvez me croire que c'est vraiment dur, je La vois partout, je La ressens partout. Derrière les apparences, mes apparences, comme quoi je m'en remets lentement, tout n'est pas juste : je vous souris, mais je ne suis pas forcément heureux ; je ri avec vous, mais je ne suis pas forcément hilare...
Heureusement tout le monde est là pour moi. Je remercie particulièrement Mael et Perle qui ont été les plus proches de Aurore mis à part mois (à par les filles bien sur, mais elles ne la connaissaient pas depuis longtemps ;) mais elles ont su l'apprécier à sa juste valeur) et qui m'ont soutenu de leur mieux... je leur revaudrais à chaque instants où ils auront besoin de moi. Je vous le revaudrais tous ! Si vous avez un quelconque problème je suis à l'écoute comme elle l'était. Je peux me vanter d'avoir eu la chance et le bonheur d'avoir appris à la connaitre mieux que personne.
J'ai une nouvelle peur, en plus de celle d'être seul, j'ai peur de l'oublier...à tenter de reprendre un cours normal de la vie j'essaie de me changer les idées...donc peur de l'oublier... depuis l'enterrement tout le monde me fait sortir pour me changer les idées...j'ai l'impression que ça accélère mon deuil...bonne ou mauvaise chose ? Toujours la même chose, peur de l'oublier...mais je n'ai pas envie de l'oublier ! Ou du moins pas si radicalement et pas l'oublier de cette façon... un tourbillon d'émotions, de pensées, de sentiments s'entremêle en moi, tel que je ne peux pas tout dire car il y en a trop et que cela m'arrive en pleine face comme un mur par à-coup. Je ne peux me résoudre à ça, tantôt je suis bien, tantôt je me sans mal, je ne pourrai la encore vous expliquer avec détails...
Vous avez perdus une connaissance, une amie...j'ai perdu une amie, une amante, une confidente, une partie de mon c½ur et de mon être. Aurore.
Elle, moi, nous. Mes ressentis.
Encore un petit mot : n'oubliez pas de garder le sourire pour Aurore, et si vous avez un(e) conjoint(e) chérissez le(la) autant que je l'ai chéri Elle (moment de fierté : même si je pense que vous ne pourrez pas mieux faire que moi envers elle :p)
je vous souhaite aussi plein de bonheur, et ne pas connaitre pareil histoire que la mienne, du moins pas avant de nombreuses années.
Souriez, Aurore nous regarde. Que les étoiles vous soient bienveillantes.
Son Kiwi, votre ami, votre famille, Alexandre.
PS : lundi 13 juillet, voilà trois mois qu'Aurore nous a quittée, malgré ma tristesse, je suis fier de vous dire que j'ai réussi à avoir mon BAC pour AURORE autant que pour MOI.
Je t'aime Mon Ange.